Sagem Défense Sécurité présente sur son stand les principales techniques de biométrie appliquée à la sûreté aéroportuaire, un marché mondial appelé à un rapide développement.
Sagem Défense Sécurité est aujourd’hui l’une des rares sociétés à maîtriser l’ensemble de la chaîne du contrôle d’accès biométrique : depuis les capteurs jusqu’aux algorithmes de traitement des informations, en passant par les terminaux de travail. « Cette expertise d’intégrateur se double maintenant d’un retour d’expérience important dans le domaine de la sûreté aérienne », précise Thierry Rabaud, directeur du département Transport et Contrôle d’Accès de Sagem Défense Sécurité.
Depuis le 1 er juillet 2004, les personnels des aéroports parisiens disposent de badges auxquels a été ajoutée une puce contenant des données biométriques (empreintes digitales). A chaque passage par un poste d’inspection et filtrage (PIF) pour accéder en zone réservée, le badge est lu, identifié par les données biométriques et la photo de son titulaire s’affiche sur un écran. Le surveillant n’a plus qu’à vérifier que l’image qui apparaît est bien celle de la personne devant lui.
L’intérêt du système est double : il fluidifie le passage des personnels, qui n’ont plus à présenter de pièce d’identité, tout en apportant un véritable renforcement de la sécurité.
Plus de 140 000 personnes utilisent ce système qui enregistre un flux quotidien de 34 000 passages par les PIF d’Orly et de Roissy. « Sans doute à ce jour la plus grosse application de la biométrie », souligne Thierry Rabaud.
Un projet pilote
Sagem Défense Sécurité développe par ailleurs « Pégase », un projet pilote en test au terminal 2F de Roissy depuis le début du mois de juin et jusqu’à la fin de l’année. Chaque passager peut obtenir auprès de la Police aux Frontières une carte personnalisée, associée au passeport, sur laquelle sont numérisées ses empreintes digitales. Muni de cette carte, le passager peut ensuite passer seul le contrôle de douane pour entrer ou sortir du territoire national. Ce passage se fait dans un sas spécialement équipé non seulement pour lire les empreintes et les cartes, mais aussi pour détecter toute tentative de fraude (passage à plusieurs, utilisation d’un faux doigt, etc.).
« L’utilisation des empreintes digitales est un principe très fiable pour lequel nous disposons de plus de 20 ans d’expérience », rappelle Thierry Rabaud, tout en précisant que Sagem Défense Sécurité n’en néglige pas pour autant les autres pistes de la biométrie : reconnaissance du visage et analyse de l’iris de l’œil. Les principaux aéroports britanniques (Heathrow 2 et 4, Gatwick, Manchester et Birmingham) lui ont d’ailleurs confié l’installation de sas à unicité de passage utilisant la reconnaissance de l’iris.
Empreintes digitales, iris, visage : les trois principales technologies de biométrie sont regroupées dans une station d’inscription multibiométrique et de fabrication de passeports exposée sur le stand de Sagem Défense Sécurité. Un document encore expérimental, mais qui préfigure des futures normes sur lesquelles discute déjà l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
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